C'est ce que je donne à être. Non pas au sens sexuel du terme. Au sens d'être pensée sans être vécue.

C'est le dénominateur commun de l'ensemble de mes relations amoureuses. Les hommes me pensent, me disent, me rêvent, mais ils ne vont pas plus loin. J'en déduis que je les tiens à distance, que je me complais dans cet état de rêverie, que je suis incapable d'autre chose. 

J'en déduis que j'ai peur de la réalité, de la banalité, du quotidien. J'en déduis que mon image de la femme et de moi-même est terrifiante, que je suis empéchée, que je suis aliénée.