Je pense messieurs, que vous devriez éviter de lire ce billet. Car là, je suis en furie. Contre vous. Et votre problème de couilles. Dont, de vous à moi, je me balance éperdument, sauf qu'il a une incidence très directe sur ma vie, et là, j'atteins un stade ultime, mais pas encore de non retour.....

Je ne sais pas ce qui se passe mais l'heure est grave. Est-ce générationnel? Français ? Parisien? J'ai presque envie de théoriser. Mais j'ai surtout envie de dire : reprenez-vous les mecs bordel !!!

Il y a malheureusement trop d'exemples autour de moi pour vous en faire l'énumération exhaustive, mais sérieux, on en a ras-le-bol, nous les meufs!

Quoi que nous fassions, ça déconne :

on est trop cool, et là, ça va pas, ça part trop vite en sucette. Ils ont les couilles débridées, qui volent au vent. D'abord ils en foutent pas une ramée à la maison, ils se croient tout permis, ils rentrent tous les vendredis à 4 heures du mat complètement bourrés et nous laissent gérer les monstres pendant qu'ils cuvent dans le lit conjugal, sans le début de commencement de gêne. En plus on doit sourire, sinon, on est des rabats-joies. Et puis ensuite, on passe au cran supérieur. Ils nous trompent. Ben ouais, tant qu'à être à la cool, autant être totalement à la cool moi je dis. Et puis c'est un peu à cause de nous tout ça, à force de les considérer comme des ados, ils se conduisent comme des ados, c'est juste normal. Ah ok, mais moi j'avais compris que l'idée dans un couple, c'était de surtout laisser chacun s'épanouir, côte â côte certes, mais indépendamment l'un de l'autre quand même. Et là, tu te tapes un, ouais, of course, c'est ça, mais t'inquiète, c'est pas grave, je vis mon histoire et ensuite on revient à la normale. Le couple, l'appart, la maison de campagne, les mouflets. Je préfère que tu saches, ça me paraissait unfair de ne pas te le dire. Ben yes, parce qu'en plus, généralement, il faut qu'on les console de nous tromper. Mais oui, toute cette culpabilité à gérer c'est trop too much, on ne va les laisser seuls affronter ces affres, ce serait presque inhumain

On est trop chiantes, et là, ça va pas non plus. On leur casse les couilles avec nos ordres, nos contre-ordres, nos consignes, notre liste de courses, nos 'tu peux sortir la poubelle?', nos 'tu peux mettre la table?', nos 'tu peux donner son bain à L.?', nos ' putain, tu peux m'aider là merde, au lieu de mater Psg-St-Etienne?'. Notre quotidien de mère je ne vous raconte même pas. Le frigo est vide, ben, on s'en tape, il reste des Friskies tout va bien, arrête de te prendre la tête ma chérie. Ok, mais Lou est allergique à la bouffe pour chat, alors je fais quoi? Je sais pas Minouche, sois créative, ou appelle Allo Sushi... Par dessus le marché, on les fait chier avec nos turpitudes, nos émotions, nos crèmes et nos massages. On est trop crevée pour baiser, on a besoin de parler, de faire le point, de comprendre où en est notre couple. Là c'est carrément pas possible. On est trop meufs, c'est pas nos copines bordel. Rien à foutre de nos états d'âme, les mecs en cas de coups durs, ça bricole, ça court, ça chasse, ça picole, ça bosse, bref, ça fait tout sauf parler.

On est nous, et là, c'est encore pire. On entre dans la catégorie coupeuse de couilles, équivalent poids lourds en boxe, les castratrices en puissance, le couteau entre les dents, avec pour seule envie de se faire une orgie de couilles sautées à l'ail, yummy!!! C'est pour ceux qui n'ont pas compris que la libération de la femme était aussi la leur. Ou qui se retrouvent écrasés par cette chose atroce qu'est la liberté. Face à eux des femmes qui baisent souvent, et font l'amour de temps en temps. Qui gagnent parfois plus qu'eux. Qui élèvent seules leurs enfants. Qui picollent. Qui sont libres. Et là, c'est généralement panique à bord.... Oh merde, celle-là, elle fait tout toute seule, mais à quoi servent mes couilles? Sauf qu'on a aucune envie de vous les couper, franchement, on les préfère solides et bien attachées.

Evidemment, je caricature, mais pas tant que ça, hélas. Ce serait bien d'être ingénieux et de réinventer quelquechose, ensemble.